Au potager de la coccinelle : la pluie revient

Pour bien commencer l’année, ce sont les premières pluies de l’année que nous avons accueillies avec joie. Celles-ci ont permises de commencer à remplir notre étang et il était temps! Nous commencions sérieusement à voir son fond.

Début remplissage de l’étang par les premières « vraies » pluies

Le remplissage de l’étang ne suffit pas à permettre d’arroser les cultures. Pour que l’eau soit acheminée jusqu’aux légumes, il faut un système d’irrigation complet. Ces dernières semaines nos avons débuté l’enfouissement d’un réseau d’irrigation sur une nouvelle parcelle.

Réalisation des tranchées d’irrigation – Suite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les tranchées que nous avons réalisées nous ont permises de nous rendre compte de la nécessité d’améliorer le drainage de cette parcelle : elles se sont rapidement remplies d’eau sous l’effet des fortes pluies.

Eau de pluie captée par les tranchées des tuyaux d’irrigation

Les premiers plants de l’année vont arriver la semaine prochaine, nous avons commencé à préparer les planches dans les tunnels : épinards et navets vont pouvoir être plantés.

Planches prêtes à accueillir les premiers épinards et navets de l’année

Il sera également temps de semer nos premières séries de petits pois et pois gourmands. Ceux-ci vont faire suite à notre culture de tomates de l’an dernier. Il faut donc commencer par décompacter et ameublir les planches un peu « tassées » par quelques mois de paillage à l’aide d’un cover-crop (déchaumeur à disques). 

Décompactage des planches

Pour former les planches, nous avons ensuite passé notre cultibutte autoconstruit.

Passage du cultibutte

Pour les semis, nous terminons la préparation avec un passage de rotovator pour créer un lit de semence plus homogène, souple et fin.

Préparation finale avant semis de petits pois et pois gourmands

Dans un autre de nos tunnels, nous avons semé notre seconde série de « carottes bottes », après avoir retiré l’occultation et l’avoir remise après semis, pour optimiser l’efficacité de la technique.

 

 

 

 

 

 

Et parfois, en levant les yeux de nos cultures,  le ciel nous fait un petit cadeau..

Au potager de la Coccinelle : derniers travaux de l’année

Cette été nous avons entrepris de produire des choux à choucroute. Après quelques mois de culture, nous les avons récoltés avant les premiers froids. Une première partie avait déjà été transformée en choucroute. Cette semaine nous avons préparé la seconde partie des choux que nous avions mis à l’abri.

Préparation des choux avant découpe

Après le parage des  choux, nous les découpons et éminçons très finement.

Eminçage des choux

Les lamelles sont déposées dans un fût alimentaire, avec du sel, et tassées. Le fût plein, nous le fermons pour permettre à la fermentation de démarrer…

La neige a fait un rapide passage sur le potager, c’est toujours joli mais cela complique beaucoup les récoltes!

Les filets non tissés, protégeant les céleris rave, étaient bien assez lourd sous le poids de la couche de neige!

Récolte de céleris rave sous filets enneigés

En cette saison, il est aussi temps de faire un peu de nettoyage dans les tunnels, qu’il s’agisse des abords ou des planches de culture elle-même. Pour certaines cultures c’est plus long et fastidieux que pour d’autres. C’est le cas des tomates qui nécessitent d’être arrachées, détachées (retire les clips de fixation) et sorties des tunnels! Il faut ensuite détacher toutes les ficelles qui ont permises aux plants d’être suspendus, plier et sortir les paillages et enrouler les gaines d’arrosage (goutte à goutte)!

Plants de tomates de la saison séchés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tunnel vidé, toiles balayées

L’hiver, c’est aussi la saison pendant laquelle nous avons un peu de temps pour aménager nos parcelles. Depuis l’année dernière, nous avons mis en culture une parcelle supplémentaire. Ceci avait été possible tardivement dans le printemps et nous n’avions pas eu la possibilité d’optimiser le système d’irrigation. Après une première saison, nous avons défini le schéma le plus approprié pour arroser cette parcelle et limiter les déplacements des rampes et raccords d’irrigation. Toutes les conduites principales seront enterrées afin que l’on puisse circuler en tracteur sur la parcelle sans risquer d’écraser des tuyaux ou des raccords. Toutes les tranchées ont été faites avec une pelle, sans trop de difficultés hormis une zone délicate où est enterrée une alimentation électrique.

Pelle servant à la réalisation des tranchées pour enterrer l’irrigation

 

Pour la détecter, nous utilisons une technique de détection des cavités (vide créé dans le sol par la gaine électrique)à l’aide de deux baguettes de cuivre coudées. Cela nous a permis de ne pas arracher cette ligne électrique lorsque nous avons creusée la partie qui croisait cette fameuse ligne.

Tranchée creusée

 

 

 

 

 

 

Au potager de la Coccinelle : petits et grands travaux, sixième partie

En cette période,  les travaux en culture sont moins intenses et cela nous permet d’avancer un peu les aménagements de notre point de vente à la ferme. Les quatre faces du lieu étant désormais isolées, il fallait que nous en fassions de même avec le plafond à travers lequel le vent s’engouffrait bien assez!

Plafond avant pose de l’isolation

Avant de poser l’isolation, toujours en laine de bois, nous avons terminé de tirer les gaines électriques qui serviront à finaliser l’éclairage du magasin. Ces gaines créant une surépaisseur, nous avons posé des tasseaux sur l’ensemble des chevrons de la charpente afin que les gaines puissent passer entre l’isolation et le panneau de particules orientées ou panneau OSB (finition finale). La lame d’air créé permet une isolation supplémentaire.

Pose des tasseaux sur les chevrons et insertion de la laine de bois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous les tasseaux posés, nous avons ou procédé au découpage des panneaux de laine de bois que nous avons insérés entre les chevrons du plafond. Ce n’est qu’après de minutieuses découpes que nous avons pu posées les plaques d’OSB au plafond!

Pose des panneaux d’OSB

Le résultat est encore plus chaleureux autant visuellement que thermiquement.

Plafond terminé!

Les  travaux d’hiver consistent aussi à forcer des racines d’endives. L’endive est une culture un peu particulière qui se fait en deux temps. La première partie se fait dans les champs. Les graines de chicorées (l’endive n’est pas une laitue mais une chicorée) sont semées en plein champ au printemps, les plantes développent leur feuillage et leur racine. Ce sont ces dernières qui nous intéressent.

A l’automne, après une période de froid les racines d’endives sont arrachées et peuvent être ainsi stockées plusieurs mois, au froid. La seconde partie de la culture est le forçage des endives. Il y a différentes techniques possibles selon les régions et les équipements. Au potager, nous disposons les racines dans des caisses étanches, que nous arrosons, dans une pièce obscure. Pendant trois à quatre semaines, les endives poussent (repoussent en réalité), en l’absence de lumière, il n’y a pas de photosynthèse et celles-ci restent donc complètement blanches.

Nous faisons partie d’une association qui prend en charge des commandes groupées. Une de nos livraison est arrivée cette semaine, nous l’avons donc rentrée en palox au froid, toujours en optimisant l’espace disponible!

Livraison palox de racines d’endives

La première livraison avait été réalisée il y a quelques semaine, les premières endives avaient été mises à forcer et cette semaine nous avons pu commercialiser les premières de l’année!

Endives forcées sur leurs racines

Au Potager de la Coccinelle : petites transformations

Les températures ont été telles en ce début de semaine que notre étang (enfin le fond d’eau qu’il en reste..) est resté gelé quasiment toute la journée!

Etang gelé

Nous en avons profité pour démarrer nos petits ateliers de transformation. Nous avions en tête de les faire depuis quelques semaines mais pas forcément le temps. Nous l’avons pris cette semaine.

Nos choux « à choucroute », récoltés la semaine dernière ont été produits pour que nous puissions vendre de la choucroute « prête à cuire ». Nous avons donc préparé nos choux, les avons émincés finement, tassés dans un fût et assaisonnés. La fermentation devrait débuter d’ici quelques jours et nous pourrons espérer commencer à en vendre d’ici un petit mois.

Nous avions également le projet de transformer des oignons en confits. Après avoir soigneusement épluchés et lavés nos oignons, nous les avons fait cuire en ajoutant quelques ingrédients (sucre et vinaigre balsamique) et les avons conditionnés.

Enfin, le dernier légume que nous souhaitions transformé était de jolis piments rouges.

Piments épépinés avant déshydratation
Piments et sel de piment en cours de déshydratation

Après les avoir épépinés et nettoyés, nous les avons fait sécher dans un déshydrateur, seul ou associé à du sel pour faire de petits pots de sel aux piments.

 

Sel de piment déshydraté

 

 

 

 

 

 

Piments déshydratés

 

 

 

 

 

 

 

Étant donné que notre point de vente à la ferme commence à ressembler à ce qu’il sera quand il sera terminé, nous avons pris quelques photos.

Etal principal
Îlot central accueillant courges,salades et mâche

Au potager de la Coccinelle : s’emmitoufler

Le froid, le « vrai » avait été annoncé pour la fin de semaine, nous avons donc entrepris de mettre à l’abri et couvrir tout ce qui pouvait l’être. Certaines cultures craignent plus ou moins le gel. Celles encore au champ sont les poireaux (qui vont rester tout l’hiver dehors), les choux et les légumes racines.

Nous avons commencé par soulever et rentrer toutes nos betteraves et cela nous a pris quelques heures, nous nous étions un peu « emportés » sur les semis.

Premières vraies gelées sur nos feuilles de betteraves
Belle récolte de betteraves, en caisses

 

 

 

 

 

 

Les lieux de stockage de nos légumes racines commencent à être insuffisants, surtout qu’ils nous restent les céleris, les radis noirs et les navets à rentrer qui, eux aussi, craignent le gel. Pour les faire patienter un peu (nous n’avons que deux bras, chacun), nous les avons recouverts d’un voile thermique, agissant comme une couverture sur la culture. Ces voiles ayant tendance à s’envoler avec le vent, nous les avons lestés avec des sacs de sable (sacs silos).

Voila thermique protégeant nos légumes racines

Certaines variétés de choux craignent plus le froid que d’autres. Les trois  que nous avons

Choux lisses prêts à être rentrés

mises à l’abri sont nos choux « à choucroute », nos choux frisés et nos choux lisses. Pendant la récolte, la météo était bien celle d’un mois de novembre : températures à peine positives, petite bruine mêlée à de la neige et ciel bas!

Choux à choucroute stockés en palox bois

Fin de semaine, la neige est tombée sur le potager mais cela ne nous a pas arrêté.

Premières neiges de l’année sur le potager

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons remonté nos portes de tunnel, pour tenter de gagner quelques degrés et limiter les courants d’air dans les tunnels.

Remise en place des portes des tunnels

Dans ces même tunnels, nous avons planté les dernières séries de l’année : salade et mâche. Plantations terminées pour 2017!

Dernières plantations de salades de l’année

Nos avons terminé « d’isoler » notre lieu de stockage de courges, à l’aide de palox remplis de paille et de petites bottes de paille. C’est très artisanal mais cela limite bien les courants d’air froid.

Isolation du stockage des courges

Notre point de vente à la ferme continue également à prendre forme. Toujours dans le même esprit, nous avons installé une jolie banque de vente en utilisant des palox bois. Cela nous plaît beaucoup!

Banque du point de vente du po